Retraite de Russie number two.

(ou pétarots d'Aôut)

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Oui, et le militaire éclaireur chef d'équipe Yves a vu son évaluation revue à la baisse par la Haute Autorité pour  le motif suivant :
 « taux de pertes autorisées largement excédentaire »
Je ne vais pas vous refaire Corneille que les moins de 50 (en ville) ne peuvent pas connaître et pour ceux-là je cite approximativement : « Nous partîmes 22 et par un prompt éparpillement nous nous vîmes 12  en arrivant au port ».

Tout a bien commencé, RDV à 9 heures, tout le monde était là à 9 h, mais on ne s'était pas mis d'accord sur le fuseau horaire de référence.   Heureusement  unanimité parfaite, comme à chaque fois sur le café et le thé préparés par qui vous savez et sans lesquels nous devrions nous occuper du  consommable.  Merci Michel et Christiane.

Il y a « celui qui dont » le deux roues n'a pas voulu venir et avait la migraine, celui dont le deux roues a fui la remorque, le deux roues qui a rongé son attache, vous voyez, un départ estival. Notez que les pleins faits (par par tous, info 1) nous avons chargé dans la TR3 verte le  gros bidon de mélange (info 2). le convoi est parti à l'assaut des vallons parfumés (euphémisme local de côte sévère).

Comme les participants ont tous fiabilisés leur coursier, cette fois-ci les GO ont décidé de tester l'endurance et la solidité des diverses machines, type rallye raid africain, sans les routes d'Afrique des années 70-80, et avant qu'il y ait des routes en Afrique... Si !  cela existe en Haute Gironde, nous l'avons testé pour vous.

 Et cela a fonctionné, les écuries ont passé le test avec succès, et avec presque 60 km le matin tout le monde s'est retrouvé sur le bord de la rivière, à l'ombre pour un repas tiré du sac et qui s'étira plus que de nécessité tant il y avait de plats divers à goûter ( Michel est arrivé avec 4  assiettes, il n'en a retrouvé que 3 à la fin, merci de lui ramener la 4e à la prochaine sortie, lavée bien entendu, info 3).

 Re-départ à la fin de l'heure de la sieste, mais sans avoir fait la sieste.  Et de suite on remonte, on tourne, on roule, la tranquillité encore sur 60 km. Ah, si à un moment j'ai fait un tout droit à la surprise des véhicules suiveurs, je réfléchissais à ce compte rendu et je me suis aussi  mis à lire un panneau écrit en petit. On vous le dit à l'auto école : ne jamais perdre de vue la route, j'ai pris le chemin d'accès à la maison, qui était en face au lieu de tourner. Et puis aussi, un deux roues s'est soudainement couché lorsque son chevaucheur a posé le pied par terre : il n'y avait plus de bas côté, rien qu'une large déclivité avec un champ fleuri en contrebas, le cavalier est remonté sur la route sans séquelles, même pas d'orties à cet endroit. On vous le dit depuis longtemps : regardez où vous mettez les pieds.
Hormis deux ou trois trucs supplémentaires : un boulon de roue avant qui divorce de son axe, et hop dans le trafic ( camion d'accompagnement, pas le flot des véhicules), un circlip fait des siennes et le plateau courroie passe tout seul en vélo sur les nids de poule du chemin blanc, mais il finira par rester à sa place, c'est qui  qui commande ? (moi ! Si le plateau le veut).

Le pétarot présidentiel actuel, pourtant coursier racé et légèrement amélioré mais on vous le dit, vous n'arrosez pas assez le président, donc il est à sec en pleine après midi (du genre 5 l/ 100km, le président n'est pas abstinent mais c'est la tradition le précédent avait aussi un pétarot gourmand, son nom est AV 44), et là retour info 1 +2, (vous suivez) ? (pour ceux qui ne voient pas téléphonez au président).
La TR3 nous avait quittés cause officielle : vapor lock,  et elle avait rejoint les frais ombrages du fleuve, avec le bidon et la présidente. Et hop, dans le trafic (le pétarot et le président).

Quelques courageux, appelés par le travail (oui, il y en a qui pratiquent chez les Fous) sont partis en cours d'itinéraire pour rejoindre à l'heure leur site d'activité, merci à eux de nous avoir consacré ces quelques heures.

 À l'heure de l'angélus nous sommes de retour, les fesses massées par les plus de 100 km de chevauchée et le gosier qui n'a pas refusé les bouteilles sorties du frais frigo par Yves et Nathalie.

Conclusions :
Pourquoi retraite de Russie en titre ? Lors de son voyage « touristique » Napoléon partit avec plus d'un million de soldats et il en avait laissé plusieurs centaines de milliers dans les différentes garnisons traversées, pour s'assurer la sécurité des arrières. Au final ce ne fut pas l'hécatombe que l'on raconte,cette bérézina connue, on oublie de compter ces garnisons parmi les survivants. 
Yves et Nathalie font mieux que le petit Caporal : aucune perte et seulement quelques sorties prématurées sur la route et aussi quelques blessés à l'infirmerie. Rien que du  normal. Bref, la condamnation prononcée est la suivante : « admis à redoubler l'an prochain avec au moins un aussi beau circuit. Pertes autorisées : sans limitations cette fois».

Merci aux organisateurs, aux participants et vivement les prochaines sorties.
J'ai oublié : il faisait beau, pas trop chaud, un temps idéal pour une sortie de rêve dans un pays de rêve.

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