SORTIE LOINTAINE TORSE (8)?

VENDREDI:
Il ne faut pas sous-estimer le courage des Fous: un RDV loin des bases de chacun à une heure à laquelle nombreux sont ceux qui songent à ouvrir un œil les autres jours.
Peu nombreux avant l'heure et là on voit l'effet rallye de régularité, nombreux à l'horaire idéal et bien sûr ceux qui préfèrent les pénalités de retard plutôt que le fossé.

À Bordeaux, horaire bordelais que nous nous sommes conservés toute la journée.
Arrêt technique à Buzet: la preuve, même les chiens des Fous sont bien élevés.

La visite de Sérignac fut passionnante, une bourgade élevée par des Compagnons qui ont marqué partout: maisons, murs, poutres, clocher. La renommée des fous a déplacé la presse du Grand Sud- Est- Centre- Sud qui nous promis un article cette semaine dans l'édition Agen sous- édition, je ne me souviens plus.

Le clocher tors a une belle histoire que vous allez demander le prochain mercredi aux participants, mais gagner le Paradis est épuisant surtout si c'est pour se faire sonner les cloches à midi, et elles sonnent.

Pique nique au bord du canal latéral, une véritable auberge espagnole au pied d'un platane que de nombreux fous ont tenté de voler au encore président, mais la guerre de succession est ouverte, j'ai les noms...

Sans sieste, il faisait chaud, départ pour  Auvillar et sa halle aux grains circulaire et un musée à l'Office de Tourisme qui a vu des vocations de juriste se réveiller. Nous y avons découvert l'assemblage « en trait de Jupiter » très vite identifiable dès que l'on sait son nom. Une pensée émue pour un ancien commerce de la rue du Palais a réuni les Fous autour de l'un d'entre eux.  Dans l'église un beau dépôt lapidaire et un triptyque de belle facture.

A l'arrivée au camping, installation et j'ai surpris le matériel le plus important qui descendait de la voiture d'un ex-organisateur qui n'organise plus rien...

SAMEDI:
Après la soirée sous la grange, une suite de soirée et un petit déjeuner matinal sous le soleil. Pour vous situer la qualité du lieu, près de la moitié des participants se sont abonnés aux sanitaires du camping au lieu de fréquenter ceux du mobil home, cela se passe de commentaire.
Départ pour une belle journée et l'élégance optimale: ton sur ton chez Antoine, mais quel ton? Cherchez...
RDV avec les extérieurs sur le parking au bout du tunnel, comme il se doit UN est à contre courant de la vague, mais c'est son côté italien anglais qu'il a cultivé toute la journée en exerçant un nouveau métier: « designer en relations humaines et plus »...

Et nous avons visité Penne avec un historien local pétri de son sujet, il fut un partenaire bon  public pour les Fous qui le lui rendirent. Bien sûr, il ne se lassait pas, ce n'est pas tous les jours qu'il trouve des promeneurs aussi intéressés, dommage, nous ne l'étions pas tous en même temps ce qui fit que son public changea selon les lieux où nous nous arrêtions, mais il ne s'en formalisa pas. Du coup, gros retard,  mais la grenouille au fond du bénitier méritait largement cela. Pour les mesures de grain, c'est normal qu'elles soient verticales dans le mur, elles gênaient, on les a déplacées et les érudits locaux manquaient de goût pour les mettre en valeur, pas comme les artistes avec le vélo du Père Noël. Et à Penne, il y a du 2 roues...

Pique nique à l'ombre le long d'un moulin heureusement asséché car sinon la sieste qui a mal tourné aurait mouillé le dormeur entreprenant.
Enfin Cordes sur Ciel, et là, les Fous ne tombant plus en panne, on a vu des drogués en manque se précipiter pour aider un malheureux tout heureux car il commençait à déprimer.
Et le petit train a fait voler les chapeaux comme autrefois le vent les jupes des jeunes  filles en fleur.

Attention, à Cordes il y a des maisons à vendre pour 1 €, vous ne rêvez pas, mais ne rêvez pas, après c'est plusieurs centaines de milliers pour remettre en état avec les Monuments Historiques derrière.
Belle église, bien rafraîchie et un chemin de croix contemporain qui n'a rien à envier à la Renaissance.

Et pour boucler, visite de Saint Antonin ville dans laquelle quelques boutiques fermées du temps pas si jadis nous ont réveillé la mémoire des années  d'enfance. Dans le cadre "un monde sans pollution" lorsque l'auto n'a pas de passager, le moteur est arrêté et les fous poussent.

Dernier repas du soir: aligot maison, un joli coup de pelle pour un plat qui vit revenir des convives qui ont choisi de ne pas se peser pendant au moins une semaine en rentrant.

Jean Pierre.................

DIMANCHE:
dernier petit déjeuner, on sent la fatigue: un fou a  changé de pur sang et a tenu à ce que sa passagère en profite, pas sûr qu'elle ait gagné au change. Un autre n'a pas pu se retenir devant la route de sœur Anne, mais il n'y avait pas d'Anne avec nous.

L'arrivée à la ferme auberge a été sans problème, tout le monde est arrivé, c'en est la preuve. Joséphine a défendu Clémence que personne n'attaquait, surtout pas le trop gentil chien de la maison. Repas qui a vu le son des fous baisser, preuve de la qualité du repas.

Ensuite? Retour  tranquille vers la Gironde pour la plupart et tout s'est bien fini sous le soleil.

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