Le week-end lointain: une institution.

Scénario: Christiane et Michel B.

Texte: Georges M.

Photos: Pierre de C. François M. Michel B. Georges M. Michel S. JP

Cette année, le Gers avec regroupement à Captieux. Dès le départ c'est bancal, le café n'était pourtant pas allongé avec des produits locaux. La croix nous salue mais de biais...

Michel a distribué les instructions, chacun a lu et puis, vogue la galère, les chevaux s'ébrouent, le convoi se forme, peu de cabriolets osent le topless, la température n'encourage pas  et certains crâneurs sans capote avoueront par la suite que si elle n'était pas mise c'est qu'il n'y en pas sur la voiture.

Une belle halte auprès d'un tronc séculaire mangé des vers à côté d'une église bien mal en point.

Fin de partie à Fourcès, sans aucun problème. Une guide dynamique, (qui a su dominer le groupe des Fous c'est une référence!) entame sa première visite avec nous (elle en assuma trois sur trois lieux différents, quel mérite).
Il faut les yeux de la foi pour découvrir sur les hauts murs tout ce qu'elle nous décrit comme merveilles architecturales: sculptures, maisons, fenêtres, le château, l'église  reconstruite avec de beaux reliefs bien restaurés.

Et, enchaînement subtil dans les activités, notre restauration propre, sur place, avec installation professionnelle et organisation qui ne laisse rien au hasard: tables, chaises, nappes parfois, ombre ou soleil selon le goût, et nos célibataires en souffrance ont choisi la modestie de l'herbe pour marquer le malheur de la séparation d'avec les êtres chers (ça, moi je l'écris pour que l'âme soeur qui va lire ce CR soit convaincue que son absence a pourri le week-end end du compagnon chéri).

Pendant qu'un gentleman drivers joue avec ses clés anglaises, nous avons tourné autour de la petite nouvelle, la Desoto de la famille S. et sa capote électrique mais surtout ses grandes banquettes et son coffre immense.
J'oubliais, JBB dont la Porsche a un oubli de démarreur et qui oblige à une poussette.
Deuxième arrêt à Larressingle, là une chaussure subit une crevaison suite à une rupture de l'enveloppe métallique, aucune réparation n'y peut rien.
Notre guide préférée nous reprend en main et à la baguette, chacun suit  et la chapelle est la bienvenue avec sa petite fraîcheur, ses vitraux de Chagal (avant qu'il barbouille le plafond du Palais Garnier) et ses chaises à côté des ruines grandioses du château des évêques de Condom.
Le mur des lamentations................................... et le gardien des lieux.

Ayons une pensée pour ces généreux américains qui ont su à une époque difficile pour la France fournir les fonds nécessaires à la sauvegarde de cette cité.

Condom,  dernier regroupement autour de notre guide, au pied d'une sculpture grandiose des Quatre agents du Roi
à qui la petite nièce Schumi réclame sans peur ni reproche des friandises.

La cathédrale nous fait voir de travers, comme la croix du départ mais là encore c'est une déviation de l'axe de construction et pas de notre organisme encore sobre, pas comme nos voitures qui s'en mettent jusqu'au goulot à l'heure de l'apéritif. Le regroupement permet d'admirer la Jaguar mark V de 1951 dont c'est la première vraie sortie avec nous et qui fut irréprochable.

Pour la soirée, nous sommes rentrés, dans le chais, et nous avons eu du mal à en sortir, et lourdement chargés de paquets liquides avec un estomac qui n'en pouvait plus.

Même notre sonneur a eu un acte de démence du à la fatigue: il a défié, de dos, le taureau local (au cornet, pas à autre chose) et il a été admiré par tout le troupeau (bovin!).

Retour au camping et fin de soirée traditionnelle: table avec bouteilles et verres. Personne ne s'est découvert d'un fil, comme en avril, la rivière proche, la nuit déjà bien avancée, chacun cherche la chaleur et au matin certains ne l'ont toujours pas trouvée.

Heureusement, le soleil chasse la froidure et Mézin nous accueille dans son musée du liège avec des guides passionnants.

A la sortie, non, nous ne rentrons pas dans l'église mais allons sur son côté nord, là où le marché s'est installé et nous renouvelons nos victuailles fraîches car il est temps de passer aux choses sérieuses
choses qui se concluent par une position horizontale habituelle et un cercle intéressé autour du tout nouveau capot du club qui montre un petit suintement d'essence, l'honneur est sauf, elle aussi a une fuite, elle est des nôtres...

Le départ était annoncé simple: à gauche en quittant le parking puis de suite à droite.
Vous connaissez les  Fous, droite ou gauche, tout convient, du coup je ne saurai vous dire ce qui s'est passé durant deux heures. La seule constatation, c'est qu'à la fin tout le monde est arrivé à Bazas, lieu de dislocation, dans les temps, encore une subtilité des Fous que je ne parviens pas à expliquer.

Aux dernières nouvelles, d'après les rumeurs de café sur la place de la cathédrale, depuis le temps que l'on parle du Pays Basque, l'année prochaine ce serait sûr, promesse de gascon!

Trop habitué aux 6 cylindres, Michel découvre les affres du V8 !

 

Merci aux organisateurs, Christiane et Michel, merci aux participants toujours aussi gais compagnons.

 

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